Bilan des réunions d’information aux maires relatives à la prévention de la délinquance et aux plans de défense civile à caractère sanitaire
La troisième édition des réunions « bilan de la délinquance » s’est achevée le 16 mars dernier. La presque totalité des maires des 391 communes situées en zone gendarmerie ont répondu à l’invitation de participer à l’une des douze rencontres programmées au niveau des communautés de brigades.
Ces réunions ont été l’occasion de dresser le bilan de la délinquance de l’année 2005 et de mesurer l’intérêt porté par les maires aux enjeux de la sécurité.
Sur l’ensemble du territoire, les élus ont reconnu et salué les efforts réalisés depuis 2002, ces progrès tant en ce qui concerne le nombre de faits constatés que le taux d’élucidation des affaires ne pouvant être détaché du renforcement de la présence des forces de l’ordre sur le terrain. En terme d’activité des services, l’accent a été mis sur les nouvelles formes de délinquance en zone rurale qui nécessitent une adaptation des forces de l’ordre et le recours aux moyens des services spécialisés de la gendarmerie - la brigade de recherche, les brigades motorisées et ponctuellement, les renforts de gendarmes mobiles.
Si les relations entre élus et gendarmes se sont nettement améliorées, la mobilisation des élus est sollicitée dans quatre domaines d’intervention :
- encourager les concitoyens à adopter un certain nombre de réflexes de prudence, des gestes simples et de bon sens tels que la fermeture systématique des portes et des fenêtres ;
- prévoir la mise en place d’une alarme anti-intrusion dans tout projet d’équipements collectifs ;
- conduire une réflexion sur l’activité des jeunes dans la mesure où l’on observe une désaffection du milieu associatif et qu’une partie des actes de délinquance résulte de l’oisiveté et du désoeuvrement ;
- la nécessité d’une collaboration plus spontanée avec les gendarmes pour recueillir toute information permettant l’identification des auteurs de délits.
L’actualité a offert l’opportunité de disposer de la présence des élus pour aborder d’autres problématiques comme la sécurité routière, la prévention des risques (plan communal de sauvegarde) ou encore, les crises sanitaires (iode, variole, pandémie grippale) en mettant l’accent sur les dispositions à mettre en œuvre en ce qui concerne l’épizootie aviaire.
Ø la sécurité routière :

L’analyse de l’accidentologie locale met en lumière certaines constantes :
- un nombre d’accidents et de blessés en constante diminution ;
- un nombre de personnes décédées qui stagne autour de 60
- un taux d’alcoolisation au delà de la moyenne nationale
- une mortalité presque exclusivement charentaise dans un rayon de 20 km autour de leur domicile ;
Si le réseau routier charentais nécessite encore des améliorations sensibles, l’insécurité routière est davantage imputable aux fautes graves ou comportements dangereux des usagers (excès, inadéquation de vitesse, alcool, stupéfiants).
Les maires ont un rôle de relais d’information à jouer dans la prise de conscience collective en ce qui concerne l’alcool de M. et Mme « Tout- le-monde », dont la banalisation conduit à constater des alcoolémies et/ou des accidents après des événements à caractère festif (repas familial, soirée entre amis, rassemblements sportifs,…).
Ils ont été invités à prendre part à plusieurs types d’action préventives pour démultiplier voire systématiser les opérations du type « SAM, Capitaine de soirée » lors des diverses manifestations organisées au plan local:
- la publication de messages réguliers dans le bulletin d’information municipale ;
- l’encadrement des soirées hors structures habituelles en vue de la responsabilisation de leurs organisateurs
Ces messages semblent avoir reçu un écho favorable, la préfecture proposant d’apporter son concours par la mise à disposition de supports de communication ou l’organisation de journées de sensibilisation à la sécurité routière à destination des ADMR et des employés communaux (20-25 personnes).
Ø Ø la prévention des risques :
Les nouvelles dispositions relatives aux plans communaux de sauvegarde - nouvel outil créé par la loi du 13 août 2004 afin de mieux préparer en amont le dispositif de crise, de gagner en efficacité et de réduire ainsi l’impact des crises- ont été exposées aux élus.
Les élus ont accueilli très favorablement la proposition faite par la préfecture pour faciliter leur tâche, de procéder à l’élaboration d’un document simplifié dans lequel les informations déjà disponibles (recensement des personnes vulnérables, des moyens humains et matériels,…) seront pré-renseignées.
Dans ce même esprit d’aide aux élus, le site Internet de la préfecture comprend désormais un espace dédié à la sécurité civile dans lequel les maires pourront prochainement trouver toutes les informations indispensables à leur intervention quotidienne.
Ø Ø Les nouvelles menaces sanitaires :
Ces rencontres ont enfin permis de sensibiliser les élus aux vulnérabilités nouvelles auxquelles il convient de se préparer collectivement et de leur détailler les actions attendues en cas de déclenchement de l’un des plans sanitaires.
Sans faire preuve de catastrophisme, les principes des plans « variole », « iode » et « pandémie grippale » -dont ils seront prochainement rendus destinataires- leur ont été présentés.
Au regard de l’actualité, l’accent a volontairement été mis sur la mise en œuvre du dispositif de prévention contre l’épizootie aviaire. (application des « mesures barrière », obligation de déclaration des propriétaires d’oiseaux, diffusion numéro d’appel départemental mis en place pour renseigner et aider les élus et particuliers)